Je sais, le titre de cet article est assez prétentieux, je ne prétends pas trouver une réponse à cette question et il est loin de moi de vouloir vous influencer, je veux juste faire une réflexion qui justifie mon propre choix.
La phase finale de la révolte du peuple tunisien a commencé le 17 Décembre, ce qui n’était au départ qu’un incident, s’est immédiatement transformé en un mouvement populaire qui s’est propagé par la suite aux villes voisines jusqu’à gagner tout le pays.
Les médias ont pendant les premiers jours essayé d’occulter complètement les évènements, mais les réseaux sociaux se sont chargés de propager l’information et une grande partie du peuple a pu suivre les évènements en temps réel.
Je ne me rappelle pas exactement qui ont été les hommes politiques à réagir en premier après le 17 Décembre, ce dont je suis sûr, c’est qu’il y en avait deux qui ont fait des vidéos de protestation durant cette période, soit Moncef Marzouki et Tarek Makki.
La nuit qui m’intéresse, c’est celle du 13 Janvier après le dernier discours de ZABA. Cette nuit là, un paquet d’hommes politiques et de personnalités publiques ont réagi à ce discours et malheureusement, la plupart d’entre eux, notamment Ahmed Néjib Echabbi et Ahmed Brahim, étaient sur le point de reprendre leurs sièges à l’assemblée nationale et de reprendre le travail avec Ben Ali comme si rien ne s’était passé. Nos hommes politiques et opposants acharnés à ZABA étaient prêts sans aucun scrupule à négocier avec un homme qui non seulement a avili et vidé de toute substance tout un peuple pendant 23 ans, mais aussi a tué à balles réelles et de sang froid plus de 300 personnes et n’hésite pas à pratiquer la torture la plus atroce sur les citoyens.
Quelques uns parmi les hommes qui prétendent avoir l’ambition de diriger la Tunisie nouvelle, ont oublié que la nuit du 13 Janvier ils ont déclaré au peuple tunisien qu’ils étaient prêts à pardonner à ZABA et acceptaient sans problèmes de le laisser entreprendre des réformes et punir sa propre famille, hypocrisie ou naïveté ?
Pour moi, les hommes politiques qui la nuit du 13 Janvier ont applaudi le discours de Ben Ali ne peuvent pas être pris au sérieux et ne doivent en aucun cas assumer des responsabilités en Tunisie après le 14 Janvier.
Si Ben Ali n’était pas parti ce fameux 14 Janvier, Néjib Echabbi et Ahmed Brahim auraient repris leur place à l’assemblée nationale, Kamel Morjène serait encore ministre et Mohamed Ghannouchi premier ministre. Les trabelsi n’auraient pas été inquiétés et El Materi encore moins.
Durant la période allant du 17 Décembre au 14 Janvier, on a tous été indignés et nous le sommes toujours par les images et vidéos qui ont circulé sur Internet et qu’a montrées Al Jazeera, les crânes fendus en deux, les cervelles éparpillées sur le sol et tous les visages ensanglantés dans les rues étaient choquantes et pour tout être humain normalement constitué, la personne qui s’est rendue coupable de telles atrocités doit absolument être punie.
La majorité des tunisiens à cette époque était d’accord pour que Ben Ali parte ou mieux encore, pour qu’il soit jugé et le DEGAGE massif du 14 Janvier en est la preuve. J’ai essayé d’analyser l’attitude de Chebbi et Ahmed Brahim et je me suis dit après tout ils ont peut être raison, pour changer le pays et faire des réformes, il faut d’abord accéder au pouvoir et en tant que fins politiciens, ces deux hommes attendent tout simplement leur heure et savent qu’en faisant de l’opposition franche et frontale à ZABA, ils se feront expulser de la vie politique et ne seront qu’encore plus éloignés de leur objectif ultime, qui est le pouvoir. Autrement dit, qu’ils avaient raison de négocier avec ZABA et de rester à l’assemblée nationale.
J’ai essayé de me convaincre que ce raisonnement était le bon, mais sans succès, en effet les images affreuses des corps mutilés et des visages ensanglantés des martyrs de la révolution surgissent devant mes yeux et je ne peux pas oublier que Ben Ali est un assassin, meurtrier et tortionnaire et immédiatement l’envie de le voir en prison pour le restant de ses jours m’envahit.
Comme, le fait d’accepter et d’applaudir le discours de ZABA du 13 Janvier ne peut pas être expliqué ni politiquement, ni humainement, alors il ne me reste plus que les conclusions suivantes à tirer.
Ahmed Néjib Echabbi, comme Ahmed Brahim sont capables par pure ambition de continuer à collaborer avec un assassin et un meurtrier. Oui, leurs déclarations du 13 Janvier au soir nous prouvent qu’ils auraient accepté qu’un meurtrier reste à la tête du pays en toute impunité, ce qui est à mon avis inacceptable.
Je ne voterai pour aucun homme, ni parti politique qui a accepté et applaudi le discours de Ben Ali du 13 Janvier.
Les véritables révolutionnaires ont décidé que Ben Ali devait dégager bien avant le 14 Janvier, les autres sont des imposteurs qui ne font que se laisser emporter par les courants d’air chauds du moment pour essayer d’accéder au sommet sans efforts et sans risques.
La phase finale de la révolte du peuple tunisien a commencé le 17 Décembre, ce qui n’était au départ qu’un incident, s’est immédiatement transformé en un mouvement populaire qui s’est propagé par la suite aux villes voisines jusqu’à gagner tout le pays.
Les médias ont pendant les premiers jours essayé d’occulter complètement les évènements, mais les réseaux sociaux se sont chargés de propager l’information et une grande partie du peuple a pu suivre les évènements en temps réel.
Je ne me rappelle pas exactement qui ont été les hommes politiques à réagir en premier après le 17 Décembre, ce dont je suis sûr, c’est qu’il y en avait deux qui ont fait des vidéos de protestation durant cette période, soit Moncef Marzouki et Tarek Makki.
La nuit qui m’intéresse, c’est celle du 13 Janvier après le dernier discours de ZABA. Cette nuit là, un paquet d’hommes politiques et de personnalités publiques ont réagi à ce discours et malheureusement, la plupart d’entre eux, notamment Ahmed Néjib Echabbi et Ahmed Brahim, étaient sur le point de reprendre leurs sièges à l’assemblée nationale et de reprendre le travail avec Ben Ali comme si rien ne s’était passé. Nos hommes politiques et opposants acharnés à ZABA étaient prêts sans aucun scrupule à négocier avec un homme qui non seulement a avili et vidé de toute substance tout un peuple pendant 23 ans, mais aussi a tué à balles réelles et de sang froid plus de 300 personnes et n’hésite pas à pratiquer la torture la plus atroce sur les citoyens.
Quelques uns parmi les hommes qui prétendent avoir l’ambition de diriger la Tunisie nouvelle, ont oublié que la nuit du 13 Janvier ils ont déclaré au peuple tunisien qu’ils étaient prêts à pardonner à ZABA et acceptaient sans problèmes de le laisser entreprendre des réformes et punir sa propre famille, hypocrisie ou naïveté ?
Pour moi, les hommes politiques qui la nuit du 13 Janvier ont applaudi le discours de Ben Ali ne peuvent pas être pris au sérieux et ne doivent en aucun cas assumer des responsabilités en Tunisie après le 14 Janvier.
Si Ben Ali n’était pas parti ce fameux 14 Janvier, Néjib Echabbi et Ahmed Brahim auraient repris leur place à l’assemblée nationale, Kamel Morjène serait encore ministre et Mohamed Ghannouchi premier ministre. Les trabelsi n’auraient pas été inquiétés et El Materi encore moins.
Durant la période allant du 17 Décembre au 14 Janvier, on a tous été indignés et nous le sommes toujours par les images et vidéos qui ont circulé sur Internet et qu’a montrées Al Jazeera, les crânes fendus en deux, les cervelles éparpillées sur le sol et tous les visages ensanglantés dans les rues étaient choquantes et pour tout être humain normalement constitué, la personne qui s’est rendue coupable de telles atrocités doit absolument être punie.
La majorité des tunisiens à cette époque était d’accord pour que Ben Ali parte ou mieux encore, pour qu’il soit jugé et le DEGAGE massif du 14 Janvier en est la preuve. J’ai essayé d’analyser l’attitude de Chebbi et Ahmed Brahim et je me suis dit après tout ils ont peut être raison, pour changer le pays et faire des réformes, il faut d’abord accéder au pouvoir et en tant que fins politiciens, ces deux hommes attendent tout simplement leur heure et savent qu’en faisant de l’opposition franche et frontale à ZABA, ils se feront expulser de la vie politique et ne seront qu’encore plus éloignés de leur objectif ultime, qui est le pouvoir. Autrement dit, qu’ils avaient raison de négocier avec ZABA et de rester à l’assemblée nationale.
J’ai essayé de me convaincre que ce raisonnement était le bon, mais sans succès, en effet les images affreuses des corps mutilés et des visages ensanglantés des martyrs de la révolution surgissent devant mes yeux et je ne peux pas oublier que Ben Ali est un assassin, meurtrier et tortionnaire et immédiatement l’envie de le voir en prison pour le restant de ses jours m’envahit.
Comme, le fait d’accepter et d’applaudir le discours de ZABA du 13 Janvier ne peut pas être expliqué ni politiquement, ni humainement, alors il ne me reste plus que les conclusions suivantes à tirer.
Ahmed Néjib Echabbi, comme Ahmed Brahim sont capables par pure ambition de continuer à collaborer avec un assassin et un meurtrier. Oui, leurs déclarations du 13 Janvier au soir nous prouvent qu’ils auraient accepté qu’un meurtrier reste à la tête du pays en toute impunité, ce qui est à mon avis inacceptable.
Je ne voterai pour aucun homme, ni parti politique qui a accepté et applaudi le discours de Ben Ali du 13 Janvier.
Les véritables révolutionnaires ont décidé que Ben Ali devait dégager bien avant le 14 Janvier, les autres sont des imposteurs qui ne font que se laisser emporter par les courants d’air chauds du moment pour essayer d’accéder au sommet sans efforts et sans risques.

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