vendredi 9 septembre 2011

La dictature féministe ou la psychose des islamistes ?


Obliger un parti politique, souvent contre ses intérêts et surtout contre sa volonté à présenter des listes qui respectent la parité hommes-femmes, n'est-ce pas une dictature en soi ?
Obliger une liste indépendante, souvent contre ses intérêts et surtout contre sa volonté à respecter la parité hommes-femmes, n'est-ce pas une dictature en soi ?
Il se pourrait que les intérêts d'un parti politique ou d'une liste indépendante dans une circonscription électorale donnée, nécessite pour gagner qu'il n'y ait que des femmes candidates et aucun homme, dans ce cas devons nous obliger cette liste à intégrer des hommes, juste pour respecter une stupide règle qui défie toute logique.
Franchement, je pense que le fait d'avoir accepté que la règle de la parité hommes-femmes soit appliquée pour les élections de la constituante en Tunisie est un exemple parfait de l'endoctrinement aveugle dont a été victime le peuple tunisien.
Je suis sûr que la majorité de la société tunisienne pense comme moi, mais personne n'ose évoquer ce sujet, par peur de passer pour un attardé mental totalement dépassé.
Si nous exigeons que les listes électorales soient composées d'autant d'hommes que de femmes, alors pourquoi n'exigeons nous pas qu'elles soient composées d'autant de riches que de pauvres, ou d'autant de bruns que de blonds?
Franchement, je trouve cette règle, je parle de la parité hommes-femmes totalement débile et surtout entièrement anti-démocratique. Le gouvernement et ses donneurs d'ordre ont mis en place le plus compliqué des modes de scrutin (Les plus grands restes), la plus débile des exigences pour les listes électorales (La parité); tout ceci pour empêcher Ennahdha et plus généralement le mouvement islamique de dominer la constituante.
Je ne vais pas trop disserter et je pense que mes mots sont très faciles à comprendre. De deux choses l'une, ou la société tunisienne accepte qu'Ennahdha soit un acteur majeur de la vie politique en Tunisie qui représente une assez large frange de la population, ou cette même société tunisienne refuse à Ennahdha toute activité politique et de ce fait reconnaît que la démocratie n'est pas possible en Tunisie.
Cette frange de la population, au pouvoir actuellement, qui estime que nous devons choisir entre Ennahdha et la démocratie ne me représente pas et surtout, personnellement, je pense qu'elle a tort. Je suis convaincu qu'on peut caser Ennahdha dans un paysage politique démocratique et je pense qu'ils s'y sont préparés activement.
La question primordiale qui se pose actuellement est la suivante : Etes-vous disposés à perdre votre citoyenneté récemment et très chèrement acquise pour empêcher Ennahdha de gagner les élections ?
Je ne veux pas me résoudre à croire que le choix qui s'offre à moi est limité à deux options : Ennahdha d'un côté et la dictature de l'autre. J'ai envie de croire qu'à part ces deux alternatives, il m'en reste une troisième, qui est la démocratie ou un pays peut avoir une identité arabo-musulmane tout en respectant les libertés individuelles des tous les citoyens indépendamment de leurs religions et de leurs croyances.
Ceux qui ont détenu le pouvoir pendant plus d'un demi siècle, veulent nous convaincre que nous n'avons pas le choix et que nous sommes obligés d'accepter la dictature pour échapper aux islamistes sanguinaires et obscurantistes. Pour mieux nous en persuader ils agissent sur deux fronts différents :
- Le premier front consiste à commanditer des actes criminels destinés à être attribués aux islamistes
- Le deuxième front consiste à diaboliser Ennahdha auprès de l'opinion publique par le biais des médias classiques et électroniques.
Ils essaient de nous convaincre que nous sommes dans l'obligation de maintenir le statuquo, c'est à dire un régime à la ZABA, mais moins pourri quand même, pour échapper aux intégristes islamistes.
Moi, je pense que nous avons une troisième alternative, qui consiste en une société capable d'intégrer et de respecter tous les courants de pensées et toutes les ethnies sans perdre de sa souveraineté et rien sacrifier de son identité, cette alternative, c'est la démocratie.
En tant que tunisiens, nous savons tous que le courant religieux est assez populaire en Tunisie et si nous croyons réellement à cette démocratie, alors nous devons définitivement accepter que des partis politiques, tels qu'Ennahdha fassent partie de notre vie politique et nous devons même envisager qu'ils exercent le pouvoir. A nous de mettre en place une constitution qui garantisse les droits de l'opposition et qui assure une alternance pacifique sur le pouvoir.

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